La Montagne magique

Paru le 14 septembre 2016

La Montagne magique n’est pas seulement le chef-d’oeuvre de Thomas Mann, mais l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature universelle du XXe siècle. Ses personnages sont présents dans toutes les mémoires: Hans Castorp, Clawdia Chauchat, Settembrini, Naphta, Peeperkorn, etc. La trame romanesque de l’oeuvre, qu’on a souvent rapprochée du Wilhelm Meister de Goethe, ne l’est pas moins. Aussi nous bornerons-nous à reproduire le jugement du grand critique que fut Edmond Jaloux: ” La Montagne magique est le roman le plus important qui ait paru en Europe depuis 1900, et je pense, le plus beau. Et le Prix Nobel lui a été décerné à juste titre. Cette oeuvre a le mérite de ne ressembler à aucun roman antérieur. Dans la plupart des romans, même des meilleurs, il est rare de ne pas distinguer un accent déjà familier: ici, Balzac ou Stendhal; là, Emily Brontë; plus loin, Fromentin ou Flaubert, Tolstoï ou Dostroïevski. Avec la Montagne magique, nous n’entendons rien de pareil. La naissance de la fièvre chez Hans, ses deux scènes d’amour, Clawdia, sa vision dans la neige, son dernier colloque avec Peeperkorn, la mort de Ziemssen sont des choses d’une nouveauté absolue, des créations complètes. Et de même les curieuses figures de Settembrini, de Naphta et du Hollandais. Enfin, la valeur pour ainsi dire symphonique du livre est faite du quadruple thème de la Vie et de la Mort, du Temps et de l’Amour, qui, tantôt concret et tantôt abstrait, tantôt développé dans une atmosphère passionnelle, tantôt dans une atmosphère idéologique, forme un climat, donne à la Montagne magique son air de roman épique. Soutenue par ces quatre éléments, elle peut s’élever à la fois sur plusieurs plans, les uns philosophiques, les autres réalistes, ceux-ci symboliques ou moraux, et nous donner ainsi le sentiment d’une représentation très vaste du drame humain que nous vivons tous. ”

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